Votre fiche Google : votre première vitrine dans les recherches « près de moi »
Les trois critères de Google
Google explique son classement local en trois mots : la pertinence, la distance et la proéminence. La pertinence, c’est la correspondance entre ce que la personne cherche et ce que votre fiche dit de vous. La distance, c’est la vôtre par rapport au lieu de la recherche. La proéminence, c’est votre notoriété : les avis, les mentions, les liens. Google ajoute une phrase à retenir : « Les établissements qui fournissent des informations complètes et exactes ont plus de chances d’apparaître dans les résultats de recherche à proximité » (Aide Google Business Profile). Aucune agence ne peut vous promettre une position : Google ne la vend pas et ne la publie pas.
Les champs qui comptent
Commencez par les heures, et incluez les jours fériés. Une fiche qui dit « ouvert » le lundi de l’Action de grâce alors que la porte est fermée coûte un client et, souvent, un avis d’une étoile. Choisissez ensuite votre catégorie principale avec soin : « boulangerie », pas « magasin », et ajoutez les catégories secondaires vraies. Décrivez vos produits et services avec les mots que vos clients emploient. Ajoutez des photos récentes de la devanture, de l’intérieur et de ce que vous vendez : c’est ce qu’on regarde en premier. Enfin, répondez aux avis : Google indique que plus un établissement obtient d’avis et de notes positives, plus il grimpe dans le classement local (Aide Google Business Profile).
Le téléphone, au Québec
La fiche se lit surtout sur un téléphone, et les chiffres d’ici le confirment. Près de huit cyberacheteurs québécois sur dix (77 %) utilisent leur téléphone mobile pour effectuer des achats en ligne, et 43 % le font souvent ou toujours (NETendances 2025, Commerce en ligne, Université Laval). Au Canada, en septembre 2026, le mobile représentait 46,36 % des pages vues sur le Web, contre 50,56 % pour l’ordinateur, selon la mesure de StatCounter sur son réseau de sites (StatCounter). Concrètement : votre fiche, puis votre site, doivent se lire d’une main, debout, en marchant.
Une fiche à jour est une vitrine qu’on n’a jamais à laver.
Lire vos statistiques de fiche
Votre fiche vous donne, chaque mois, le nombre d’appels passés depuis la fiche, de demandes d’itinéraire, de clics vers votre site et de messages. Ce sont des estimations de Google, pas une caisse enregistreuse : comparez-les d’une année à l’autre, pas d’une semaine à l’autre, et regardez les tendances plutôt que les sommets. Une hausse des itinéraires en décembre peut venir de la saison autant que de vos photos. Notez les chiffres dans un tableau simple, une ligne par mois : au bout d’un an, vous verrez votre commerce comme Google le voit.
Les pièges qui font tomber une fiche
L’adresse virtuelle. Une boîte postale ou un bureau partagé où personne ne vous reçoit peut faire suspendre la fiche. Si vous servez vos clients chez eux, déclarez une zone de service plutôt qu’une fausse adresse.
Le nom bourré de mots-clés. « Boulangerie Dupont meilleur pain croissants Montréal » n’est pas votre nom et contrevient aux règles de Google. Votre nom, c’est celui sur votre enseigne.
La fiche en double. Une ancienne fiche, créée par un ex-employé ou générée automatiquement, divise vos avis et confond Google. Réclamez-la et fusionnez-la.
Les avis achetés ou filtrés. Google interdit d’offrir quoi que ce soit en échange d’un avis et de ne solliciter que les clients satisfaits. La sanction est la suppression des avis, parfois de la fiche.
La fiche abandonnée. Une fiche sans publication, sans réponse aux avis et sans nouvelle photo depuis deux ans dit à vos clients, et à Google, que personne n’est là.
Par où commencer
Cherchez votre commerce sur un téléphone, comme un client le ferait : « boulangerie près de moi », « coiffeur ouvert dimanche ». Regardez ce qui s’affiche, et ce qui manque. Puis passez le Bilan gratuit de Major Numérique sur votre site : il lit votre page d’accueil et vous dit, en deux minutes, si vos informations sont écrites dans un format que Google et les assistants IA lisent directement, avec une note sur 100 et trois points à corriger. Sans courriel, sans rien installer.